Les premiers grattages de début avril ont été très intensifs, jusqu'à 6 fois par jour et ce pendant presque 2 mois.
Début juin ont été les prémices d'un ralentissement qui se sont très nettement confirmées à la fin de ce même mois par des absences, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du clocher. Le couple s'était décalé sur la cathédrale ND, rue St Georges pendant une dizaine de jours. Depuis, le mâle est revenu sur ND de Lourdes. On peut le trouver parfois accompagné de la femelle; cette dernière ayant néanmoins une préférence pour la cathédrale.
A l'inverse du couple précédent, Charlie et Charlotte, les deux individus sont très proches l'un de l'autre. Les départs en chasse du mâle sont eux aussi, bien caractéristiques et différents de Charlie. Quelques battements d'ailes avant de décoller sont sa signature.



La femelle adulte, sur un poste jamais encore utilisé.

La caméra du clocheton sud est tombée en panne mais le millier d'info a été largement atteint en 3 mois et demi. Mes montés au clocher pour consulter, trier, noter les archives sont, dans la mesure du possible, hebdomadaires. Le travail est fastidieux quand il y a occupation du site par les faucons pèlerins car les infos sont nombreuses dans ce cas là. La monacale ambiance est rythmée tous les quarts d'heure par les cloches, à quelques mètres de moi au dessus de ma tête. Elles me font sursauter à chaque fois, mais me permettent sans conteste de ne pas oublier l'heure de la redescente. Souvent, le samedi est jour de mariage. Dans ces cas là, c'est impossible de rester sur place. Le bourdon me fait vibrer jusqu'au plus profond de mon être ;-) Je me replie, le temps que cela cesse, un étage plus bas où les vibrations ne sont plus perceptibles. Parfois, j'entends distinctement l'un ou l'autre individu se manifestant vocalement à l'extérieur, quand je ne le constate pas par moi même, en direct, sur les caméras.